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  • Le mythe de la virilité. Un piège pour les deux sexes

    Le mythe de la virilité. Un piège pour les deux sexes

    Le culte de la virilité, élaboré et consolidé, siècle après siècle, par les mythes, les religions, les coutumes et les sciences, n'a pas seulement nourri la misogynie ; il est aussi à l'origine de l'homophobie, de la xénophobie, de l'esclavagisme et de toutes les formes d'exploitation et d'anéantissement de l'homme par l'homme. Toutes dérivent de l'idée d'homme (vir)...

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    Editeur : Robert Laffont
    9782221145012

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    • 21,50 € TTC

    Est-ce la « fin des hommes » ? Les femmes les ont-elles détrônés, voire émasculés ? Ce débat oppose les féministes, qui s'indignent des discriminations et des violences dont souffrent toujours les femmes, aux masculinistes, de plus en plus nombreux à se positionner en victimes d'un sexe féminin devenu tout-puissant et à regretter le temps du patriarcat. Ce livre se propose d'aborder la question autrement. D'abord, en remontant très loin dans le temps, jusqu'à la préhistoire, pour éclairer les fondements anthropologiques de la construction des sexes. Mais, surtout, en ne prenant pas parti pour l'un ou l'autre sexe : dénoncer les injustices faites aux femmes ne doit pas nous interdire de questionner le malaise masculin. Car les deux phénomènes ont une même cause : le piège que l'homme, en voulant y enfermer la femme, s'est tendu à lui-même, en postulant sa supériorité et en fondant l'idéologie viriliste de la toute-puissance, guerrière, politique et sexuelle. Ce culte de la virilité, élaboré et consolidé, siècle après siècle, par les mythes, les religions, les coutumes et les sciences, n'a pas seulement nourri la misogynie ; il est aussi à l'origine de l'homophobie, de la xénophobie, de l'esclavagisme et de toutes les formes d'exploitation et d'anéantissement de l'homme par l'homme. Toutes dérivent de l'idée d'homme (vir) façonnée par ceux qui s'en sont toujours passionnément réclamé pour mieux asservir les autres. L'idée de supériorité virile est au coeur de la domination homme/femme et les logiques à l'oeuvre dans la construction du système viriarcal sous-tendent, aujourd'hui encore, nos représentations sexuées. C'est ce qui explique la persistance du sexisme, en dépit des conquêtes féministes. Mais cette idée préside aussi à la domination homme/homme : le devoir de virilité est un fardeau. Devenir homme, se conformer au canon viril, c'est se soumettre à une dure oppression, au risque de se voir rejeté dans l'inframonde des sous-hommes ou des efféminés. Historiquement, le culte de la virilité a ainsi conduit à l'asservissement des deux sexes. La crise actuelle de ce modèle n'est donc pas le signe d'un déclin, mais d'un progrès. La révolution du féminin ne sera pleinement accomplie que lorsqu'aura eu lieu la révolution du masculin, qui libèrera les hommes de leurs conceptions archaïques du féminin et du masculin, tout en les délivrant de la terreur de l'impuissance. Hommes et femmes ont tout à y gagner. Robert Laffont. 420p

    • Nos rubriques : Essais

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